Black Cobra - Feather and Stone
sortie : 30 octobre
Voilà une quinzaine de jours que j'ai l'album et je me décide enfin, la veille de sa sortie à le chroniquer pour que vous sachiez quoi faire demain (c'est à dire bouger vos jolis p'tits culs pour aller l'acheter).
Alors quoi de neuf ? On peut dire que le duo guitare/batterie de Black Cobra n'a pas chômé ces temps ci ! Tournée en Europe en avril (voir review du concert de Liège du 22 avril), puis aux USA et au Japon. Ils en profitent même pour sortir un split avec Eternal Elysium. Et puis retour sur le vieux continent pour l'été (voir ma review de Dour dans les archives sur 20six), et encore une tournée aux USA ensuite, et puis finalement cet album... Sans compter que Rafa, marteleur de futs appliqué dans Black Cobra a donné un coup de main à Acid King pour un paquet de dates où il jouait de la basse...
Dites donc, ils seraient pas un peu fatigués nos serpents noirs après une année pareille ? Et bien Feather and Stone est bien la preuve que malgré leur hyperactivité, nos deux amis californiens en ont encore beaucoup sous le pied...
Le deuxième album, c'est bien connu, est peut être le disque le plus difficile à sortir. Surtout quand le premier opus a été très bien acceuilli par la critique et le public, et ce fut le cas à l'époque pour "Bestial" qui avait foutu une claque dans la gueule à un paquet de monde, et à moi le premier. Alors certes il y avait eu ce EP et ce split qui ont ponctué la carrière du groupe et puis toutes ces dates qui font qu'on ne peut pas dire qu'on ait réellement eu une impression de coupure entre les débuts du groupe et ce nouvel album. Mais le challenge n'en n'était pas moins difficile à relever.
Pour marquer le coup, le groupe a décidé de planter un tube dès le premier morceau, "Five Daggers", comme ça, juste pour la déconne et comme pour dire "ah vous pensiez qu'on ne pourrait pas faire mieux ?".
Alors des surprises ? Pas vraiment à l'issue de ce premier morceau, ça reste du black cobra, avec une gratte définitivement lourde dont les riffs se gravent en simultané dans la tête dès la première écoute, par contre "The Saphire Falcon" pousse les (rares) moments planants de Bestial un peu plus loin avec une structure plus définie et une vraie montée dans le morceau, qui nous rappelle d'autres trucs cools dans le même genre qu'on a l'habitude d'écouter.
"Below The Cusp", alors là les copains.... je réponds plus de rien... il y avait "Omniscient" sur Bestial qui me faisait des effets encore inédits et inexpliqués à ce jour, et puis il y a donc "Below the cusp" sur cet album... véritable roquette en pleine gueule... le genre de morceaux qui vous traumatise et qui devient vite très très addictif (si si croyez moi, vous allez le faire tourner en boucle vous aussi)
"Thabos" est le premier morceau plus surprenant de ce disque, très planant on pourrait presque lui trouver des airs de Om. On retrouve ici un côté de Black Cobra qu'on avait pas encore vu jusqu'alors, ou du moins qu'on avait aperçu de façon plus que furtive dans quelques intros ici et là sur Bestial.
Retour à l'efficacité avec "Red Tide", superbe morceau, agression ultime où la voix noyée de Jason n'accompagne que mieux les riffs lourds comme une enclume de sa guitare. On adore, et on adhère.
"Dragon & Phoenix" rejoint les sonorités les plus "High on Fire" like du groupe avec ce côté grave qu'on retrouvait dans beaucoup de morceaux de la bande à Matt Pike (hormis sur le dernier album qui marque un certain tournant dans sa carrière)
Enfin pour nous achever, les Black Cobra nous proposent un duo infernal avec un enchainement qui ne laissera pas de survivants : "Ascencion" et "Sword for teeth". Alors que le premier nous met déjà dans un état d'aliénation intense, le deuxième nous fout littéralement à genoux et on en redemande.
Sublime cloture d'album pour un retour aux affaires réussi de la part des deux californiens. Encore un des albums "immanquables" de l'année.
Ecouter Black Cobra : http://www.myspace.com/blackcobra
http://www.myspace.com/atalossrecordings