Ministry - The Last Sucker

Publié le par Puissance 4

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sortie le 18 septembre

Les vieux flibustiers du Metal-Indus reviennent pour un dernier assaut. Armés jusqu'aux dents ils tentent avec "The Last Sucker" de mettre fin dignement à une carrière de près de 25 ans.

Et oui, vous ne rêvez pas, si vous n'étiez pas au courant, voici l'ultime acte de la brillante carrière de ministry, qui cloture par la même occasion une trilogie anti-bush entammée en 2004 avec "House of the Molé" et poursuivie en 2006 avec "Rio Grande Blood".


L'album dans sa globalité reste dans la tendance d'évolution du groupe, c'est à dire vers un metal plus primitif que sur des albums plus anciens. Mais renoue aussi avec les côtés les plus, disons, académiques de la musique industrielle. Ceux qui ont fait les beaux jours de Ministry, ceux qui rayonnent aussi sur "Psalm 69" pour n'en citer qu'un, je veux bien entendu parler des nombreux samples et du son de guitare si froid et particulier (son qui avait été bien grossi sur l'excellent Rio Grande Blood, bien plus metal que les autres livraisons des américains). Un album qui sonne comme une (petite) synthèse de la carrière du groupe, sans toutefois tomber dans le piège de la copie ni même, pire, du pastiche.


Ainsi l'album s'ouvre comme un éclat d'obus dans la tronche, Al Jourgensen et sa bande étant bien décidés à mener une dernière offensive contre leur président. L'album, au premier abord peu original, gagne cependant en saveur au fil des écoutes et il apparait finalement tout de même bien abouti et bien travaillé.


On y retrouve même des côtés de Ministry qu'on avait un peu oublié avec tout le temps comme par exemple avec le très punk "Die in a crash". En clair pour son départ, le groupe nous livre une bombe à retardement. Le genre de disque qu'on va ressortir encore et encore dans quelques mois et ce dire "merde... ils assuraient encore grave ces mecs". Parce qu'à l'heure du bilan, on ne fera pas l'affront de reprendre la carrière complète du groupe, dont les qualités et l'apport ont été aussi reconnus que fondamentaux. On peut cependant parler de ce final, en beauté, parce que Ministry finalement aura plutôt été comme le bon vin, à prendre du goût et à devenir meilleur d'années en années. Quelques chefs d'oeuvres (Psalm, Filth Pig...) des poignées de tubes.. (Just One Fix, No W, The Land of rape and honey...), ils s'arrêtent donc de la meilleure manière qui soit : sur une bonne note.


La bande d'Al ne jouera pas la carte de la rentabilité en se présentant à moitié séniles sur scène comme le font certains groupes aujourd'hui en participant au superbowl (suivez mon regard...). Non les Ministry s'en vont la tête haute, en fermant la maison Ministry mais en se consacrant sans nul doute à tout ces autres projets qui occupent les membres du groupe, et spécialement aux excellents Revolting Cocks d'Al Jourgensen dont le dernier album promettait lui aussi de grands moments à venir.


Ecouter Ministry : http://www.myspace.com/ministrymusic
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Publié dans Chroniques de disques

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