High on Fire @Trix Club (Antwerpen, BE) - 08/09/07

Publié le par Puissance 4

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Photo d'illustration


L'album "Death is this communion" n'est pas encore sorti (le 18 septembre dans les bacs), mais il traine déjà sur le net. Comme d'habitude. Contrairement à ce qui m'arrive fréquemment je ne l'ai pourtant pas écouter. Non pas que j'ai voulu me garder la surprise ou autre motif, juste que je n'ai pas pris le temps de le télécharger.

Le groupe avait donc pour lourde tâche de défendre sur scène cet album, successeur de "Blessed Black Wings", leur album quasi parfait sorti il y a quelques années maintenant (2005 si je ne me trompe pas).


Me voici donc arrivé au Trix Club, ne connaissant pas du tout Anvers, j'ai pris soin de m'imprimer un mappy, et pour une fois je dois dire que ce fut parfait, avec un brin d'intuition sur la fin je suis arrivé à bon port sans le moindre problème, ce qui est assez rare pour être souligné. Le Trix se trouve vraiment au bord du centre d'Anvers d'après ce que j'en  ai déduit, dans une espèce de zone commerciale, où se mèlent grands bâtiments d'entreprise et magasins comme Carrefour. Hop, je me gare donc, sans encombre y a de la place comme il faut. J'entre dans le hall et je me retrouve face à une grille avec une affiche "High on Fire" collée.

20h pile, ouverture de la grille, je monte un escalier, je montre mon ticket, et me voici au Trix Club. Très classe, un grand bar sur le côté gauche, quelques tables devant, et même des genres de salons à la japonaise (fauteuils et tables très bas), et au fond donc, la salle, pouvant accueillir 450 personnes à peu près d'après ce que dit le panneau à l'entrée. Niveau disposition ça ressemble un peu à la Cartonnerie à Reims, d'ailleurs autre point commun, un DJ balance des disques qui tuent bien en attendant le début du concert. Comble du luxe, la salle dispose aussi d'une sorte de grande terrasse en hauteur dehors (un balcon géant en gros), où tu peux aller boire une bière avec tes potes pendant les groupes loses ahah.

Bref, les premiers à s'installer sur scène sont We're wolves, un groupe dont on voit souvent le nom sur les flyers belges mais que je n'avais pas encore vu sur scène (ni même écouté d'une quelconque manière d'ailleurs). Le batteur arbore un t-shirt Motörhead, et c'est vrai que le lien est vite fait, au niveau de la musique, le groupe est vraiment très proche de la bande à Lemmy, avec ce son gras et lourd flirtant souvent avec le bluesy et le bon vieux classic rock. Mais ce qui fait l'originalité de ce groupe, c'est bien sûr le chanteur qu'on croirait issu d'un groupe hardcore, qui gueule tout le long du set... très franchement, le mélange n'était pas des plus judicieux d'autant qu'il était manié avec beaucoup de maladresse. Toutefois ils ont le mérite de savoir être efficaces dans leurs compos et de ne pas jouer trop longtemps, ce sera donc largement supportable.

Mans Ruin suivent ensuite et jouent un espèce de Heavy Metal dépoussiéré. Là aussi, un groupe dont on voit souvent le nom sans pour autant savoir ce qu'ils font. Bilan : de bonnes idées du côté légèrement stoner du groupe, mais qui ne suffiront pas à sauver un set interminable, et ce ne sont pas les solos indigestes bourrés de notes du guitariste/chanteur qui contribueront à améliorer le set. La seule note positive était toutefois la basse qui avait un son assez dément. Honnêtement, j'ai été content qu'ils se barrent.


C'est enfin le tour d'High on Fire, à 22h45, pour un concert annoncé à 20h (Belgique powa, enfin des gens qui ne font pas des concerts de vieux à 19h à la parisienne). Matt Pike débarque torse nu comme à son habitude, blindé de tatouages, pas plus ni moins que d'habitude, il faut ce qu'il faut. Le nouveau bassiste est une espèce de clone junior de Al Cisneros (ancien collègue de Pike au sein de Sleep et Asbestodeath, actuellement dans OM avec l'ancien batteur de ces mêmes formations), et le batteur... ben le batteur je l'ai pour ainsi dire pas vu, tellement il place ses toms en hauteur, il disparait littéralement derrière ses futs.

Le groupe arrive sur "Sons of thunder", qui cloturait l'album précédent. Honnêtement je ne pensais pas l'entendre ce soir, et je n'avais même pas vraiment "envie" de l'entendre, et pourtant en intro de concert c'était franchement jouissif. Pike lève seulement la tête à la fin du morceau et nous balance "Death is this communion, this is the title of our new album" et enchaine avec un morceau du nouvel album, alors pas de surprise c'est du High on Fire typique : un son bien gras, toujours ces variations de rythme de batterie et ces descentes de tom à gogo et toujours cette puissance sonore basse/guitare, et la voix rocailleuse de Matt Pike bien sûr. Jeff Matz, a la dure tâche de remplacer Joe Preston à la 4 cordes et il s'en sort très bien, même si évidemment, la patte du grand Joe est un peu inimitable, Pike a raison lorsqu'il dit que c'est un excellent bassiste.

Les morceaux du nouvel album s'enchainent et je ne peux m'empêcher de bouger la tête, d'ailleurs autour de moi tout le monde trippe à fond. Ce nouvel opus s'annonce franchement bien (d'autant qu'il est produit par Jack Endino, ce qui laisse espérer une production assez énorme, à l'instar de Blessed Black Wings qui bénéficiait d'une prod béton signée par l'immense Steve Albini).

Le groupe revient d'ailleurs sur sa dicographie en annonçant Cometh Down The Hessian, véritable guerilla sonore, le pied total, ça faisait partie des morceaux que j'attendais au tournant et je n'ai franchement pas été déçu.

Matt, toujours en bête de scène qu'on lui connait, vient au contact du public quand il joue et sourit, satisfait dès qu'il aperçoit un bras qui se lève. On a vu un Matt Pike ravi d'être là ce soir, et qui avait semble-t-il besoin de tester ses nouveaux morceaux directement sur le public, il cherchait d'ailleurs constamment à voir les réactions du public en le regardant attentivement à de nombreuses occasions.

Encore des nouveaux morceaux, toujours jouissifs, et ce "Rumors of war" attendu, seul morceau que je connaissais du nouvel album puisqu'écoutable sur leur myspace. Alors là c'est une fois de plus du côté de Lemmy qu'il faudra chercher, le nouvel album est d'ailleurs assez teinté "Motörhead", mais Rumors of War pourrait presque passer pour un hommage s'il n'y avait pas quelques plans typiques de morceaux d'High on Fire dedans. Pour autant il est vraiment bien foutu et en live c'est une pure boucherie.

Le groupe ressort ensuite les vieilleries en faisant péter des morceaux de leurs premiers albums, et décochent enfin le tube que tout le monde attend sans l'avouer : Devilution... véritable déferlante de disto qui a mis tout le monde K.O hier soir encore. Véritablement LE hit d'High on Fire.

Le concert touche là à sa fin, on aura encore droit à un morceau avant que le groupe quitte la scène, récompensés à juste titres par des applaudissements très mérités, Matt Pike nous informe une nouvelle fois de la sortie du nouvel album et dit qu'ils seront de retour en novembre si j'ai bien compris (mais le micro n'était pas très fort, il y avait du larsen, et le public qui gueulait donc j'ai pu mal comprendre)

Voilà, un set superbement bien géré, un groupe en place et un nouvel album du tonnerre, j'ai passé une superbe soirée à Anvers et j'ai vraiment hâte de me procurer ce fameux "Death is this communion".

écouter High on Fire : http://www.myspace.com/highonfireslays
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Publié dans Chroniques de concerts

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