High on Fire + Pelican + Mono @ La Locomotive (Paris, FR) 05/12/07

La journée s'était franchement super bien passée. Pas trop de monde sur la route, juste un peu la merde en entrant dans Paris mais bon l'inverse tiendrait plus du miracle. Et puis prise de verre plus que sympa dans un bar rock visiblement accessoirement sauna...
Toutes les conditions étaient réunies pour passer une bonne soirée avec 3 groupes plutôt cools.
Ce sont les metalleux de service d'High on Fire qui allaient débuter la séance. Eux que j'avais vu en septembre à Antwerpen (voir chronique plus loin dans le blog) dans un club assez classe mais où le son était tout de même à des années lumières de la loco ce soir, car vraiment, Paris a beau être une ville franchement aigrie, avec un public souvent merdique, le son de ce soir était très bon. Je les avais donc vu quelques jours avant ou après la sortie du dernier album (Death is this communion). Depuis ils avaient tourné à mort en Europe, et je crois bien aux USA également, ou bien au Japon et en Australie, je ne sais plus trop, mais toujours est il qu'ils avaient eu le temps de terminer le rodage de leur dernière livraison, encore qu'au Trix d'Antwerpen leur set était franchement carré.
La question qu'on se pose bien sûr concerne l'état de santé de notre ami Matt Pike. Malade quelques jours avant en Suisse, il avait même vomi sur scène puis, après avoir épongé, déclaré le plus naturellement du monde dans son micro "Excuse me, I'm sick".
Ils se pointent donc et visiblement, pas de souci, le trio est en forme. Véritable explosion, ils sont désormais plus "Motörheadiens" que jamais. Il est bien loin le groupe de Doom de jadis, issu des cendres des légendaires Sleep ! Le set est visiblement très rock 'n roll et Pike a l'air de prendre beaucoup de plaisir malgré l'absence de réaction honteuse du public parisien (ça me fascinera toujours cette manie des parisiens de venir aux concerts comme ils prennent le métro).
Pas mal de nouveaux titres sont joués, dont le fameux Death is this communion, toujours très bon mais que je trouve vraiment toujours un poil trop long. Rumors of war également fait son petit effet en live et puis surtout Turk qui parait bien plus puissante que sur le disque. Le groupe fait aussi péter les anciens titres comme The face of oblivion et surtout un Speedwolf d'anthologie.
On terminera sur Devilution, un début brouillon mais ensuite quelle boucherie mes amis ! High on Fire a décidément confirmé sa grande forme ce soir et l'on retiendra autant leur excellence sur scène que la bonne humeur de Matt Pike souriant niaisement au public dès qu'il aperçoit un poing levé ou lançant son bras en avant en jouant.
Pelican prennent la suite. Déjà je suis choqué par le manque de classe du groupe. Ils ont vraiment des tronches d'étudiants en maths sup et le guitariste de droite arborait un t-shirt sans manche "Juda's Priest" du plus beauf effet.... Bref, Pelican c'est typiquement le groupe que j'aimais au début mais qui au fil du temps me fait de moins en moins d'effet. Et ce fut d'ailleurs le cas ce soir.
Un bloc sonore d'où se détachent quelques idées par ci par là, mais liées par rien, ou plutôt des tentatives bien trop creuses pour être bonnes... Je me suis franchement ennuyé en les regardant jouer malgré le bassiste qui avait un son plutôt classe.
En plus de leurs compos interminables leur petit côté intello et également agaçant jusque dans leurs compos et ça tranchait d'ailleurs radicalement avec le gros rock qui tâche pratiqué par les mecs d'High on Fire un peu plus tôt.
Enfin les japonais de Mono sont là pour cloturer la soirée, alors que le public parisien a capitulé en bonne partie à cause de l'heure fatidique du dernier métro.
Takaakira a retrouvé toute sa classe depuis le concert du VK Club de Bruxelles quelques semaines auparavant où il s'était franchement laissé allé...
au VartKapoen Club le son était franchement pourri, et on entendait pas ou mal certains instruments, mais ça n'avait pas tellement entamé la qualité du set des post-rockers nippons. Ce soir à la loco c'était un vrai plaisir d'écouter Mono avec un son au top.
Début de set sur Yearning, comme d'habitude j'ai envie de dire. Superbe, une bonne partie du public qui ne les avait jamais vu ou pire qui ne les connaissait pas se prendre direct une grosse claque.
Alors que le bassiste d'High on Fire est à côté de moi en train de tripper les yeux fermés avec sa bière à la main, Matt Pike sort des loges visiblement un peu éméché, et se trouvant comme un cheveu sur la soupe (mais hilare) dans cette ambiance intimiste se met à longer les murs en se mettant un doigt devant la bouche et en disant "chuuuuuuuuut" à tout le monde, visiblement content de sa blague. Sacré Matt !
Rapidement Moonlight arrive, attention chef d'oeuvre, la montée est vertigineuse et le groupe semble particulièrement prendre son pied sur scène.
Un peu moins noisy que d'habitude le groupe se fera tout de même plaisir avec un long délire d'une douzaine de minutes de pur bruit blanc,Takaakira retournant sa guitare sur scène pour mieux jouer avec etc... Superbe.
Bien d'autres grands morceaux (et le groupe n'en manque pas) seront joués ce soir pour cloturer une nuit parisienne froide mais belle. Ainsi on aura eu le plaisir d'entendre Halcyon, Lost Snow (particulièrement énorme) ou encore A heart as asked for pleasure
Une superbe journée / soirée parisienne malgré la contre-performance de Pelican.
Ecouter High on Fire : http://www.myspace.com/highonfireslays
Ecouter Pelican : http://www.myspace.com/pelican
Ecouter Mono : http://www.myspace.com/monojapan
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