Fuck Buttons - Street Horrrsing

Publié le par Puissance 4



Il y a des groupes dont on vous parle, longtemps, avec des étoiles dans les yeux, en vous annonçant, qu'ils viennent de sortir un chef d'œuvre absolu ou qu'on a vécu des choses fantastiques, et presque surnaturelles à un de leur concert. Fuck Buttons fait partie de ceux-là. De ceux qui sont passés en quelques mois du statut de duo parfaitement inconnu, à celui de quasi demi-dieu de la musique et hauts représentants du futur après la sortie de leur premier "véritable" album : Street Horrrsing (sorti par ailleurs sur ATP Records, dont le festival ATP a grandement participé à la hype autour de Fuck Buttons).

Fuck Buttons est un groupe de Bristol qui n'a pourtant rien à voir cette fois avec Portishead, Massive Attack ou Tricky. Déjà ce premier point est plus qu'intriguant pas vrai ?

Deuxième chose, le duo réussit l'exploit d'extasier aussi bien un public plus habitué aux sonorités électroniques, qu'un autre plus rock ou même des fans d'ambient, de shoegaze ou de musique expérimentale.

C'est donc sans nul doute la tête pleine de question qu'on insère Street Horrsing dans son lecteur pour la première fois.

Le premier titre Sweet Love for Planet Earth (peut-être bien le meilleur morceau du disque) débute alors dans des allures de musique douce pour nourrisson. Une mélodie ultra-planante et apaisante qui laisse bientôt la place à une vague sonore des plus ahurissantes.

Progressivement, on se laisse aller par les décharge sonores et soniques d'un groupe dont l'épaisseur du son ne saurait d'autre qualificatif que "brumeux". Et cela nous rappelle sans nul doute la puissance de groupes shoegaze tels que My Bloody Valentine, Ride ou encore le plus récent (et flagrant) Jesu. Des influences qui seront présentes tout au long du disque.

Mais au delà du côté shoegaze, c'est également un côté ambient qui marque ce disque et même presque drone. On peut ainsi y retrouver la patte des excellents Eluvium (Un de ces quatre il faudra vraiment que je fasse un article sur ce fabuleux album qu'est "Talk Amongst The Trees").

Un premier titre donc, idéal pour nous mettre dans le bain d'un disque qui, contrairement aux albums banaux qui nous sont (hélas) plutôt coutumiers, va venir nous chercher au long de l'écoute. Comme si nous ne choisissions pas d'écouter cette musique, c'est cette musique qui vient au plus profond de nos crâne nous chuchoter son souffle magique et lourd, dans le va et vient d'une véritable marée sonore.

La suite mettra en valeur d'autres aspects du groupe, sans doute légèrement plus expérimentaux et noisy (même si on est pas non plus dans un album de Merzbow ou Wolf eyes), mais surtout, des rythmes beaucoup plus tribals. Notamment le titre final Colours Move, véritable incantation venue d'ailleurs.

Le liant de toutes ces directions ? Un fil rouge toujours très électronique à base de nappes psychédéliques de clavier qui remplit parfaitement son rôle de véritable métronome de l'album.

Bien sûr je pourrais être bien plus long en parlant de chaque titre de cet album en détaillant plus les titres qui le composent. Mais sous ses aspects d'ambient planante, Fuck Buttons dévoile encore tant de trésors et de surprises que la pure et vraie découverte de ceux-ci ne pourra que renforcer la magie d'un disque hors du commun, dores et déjà assuré, pour ma part, d'être sur le podium des meilleurs albums de l'année


Le Myspace : http://www.myspace.com/fuckbuttons
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Publié dans Chroniques de disques

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